Les Echos titre aujourd'hui sur les
"Salaires 2010 : les cadres à la diète" et
annonce les deux enjeux des DRH pour 2010: le désengagement et la fidélisation des meilleurs éléments. Bien rémunérer ses collaborateurs est un casse-tête pour toute organisation et le premier réflexe est de vouloir se comparer à son voisin, pour se rassurer ou se faire peur. Au hasard d'une recherche, je retombe sur ce papier du Saratoga Institute
("The “blind spot” in compensation planning and design") qui, comme souvent, nous invite à nous poser la bonne question.
Que sait-on une fois que l'on a comparé ses salaires à son secteur? Que l'on peut éventuellement payer une compétence plus ou moins chère. Si vous en restez là, vous passez à coté de l'essentiel selon le Saratoga Institute. Car si la masse salariale est une charge, elle tire aussi tous les revenus. Le Saratoga nous invite donc à ne plus seulement comparer un chiffre ($81.000 de salaire moyen), mais un rapport : il faut investir 31 cents (en masse salariale) pour obtenir en moyenne 1$ (de chiffre d'affaires).
La vraie question devient dès lors : quel est l'impact d'une réduction ou d'une augmentation de ces 31 cents sur les 1$? Répondez-y et peu vous importera de vous comparer à votre voisin. Il y a par contre fort à parier que votre voisin voudra "se benchmarker" à vous!